Surfaces antibactériennes : la révolution

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Un constat : les surfaces antibactériennes ne sont pas à la page

Le jugement porté sur les surfaces antibactériennes est comparable au mythe du serpent de mer. Ces surfaces pourraient concerner un grand nombre d’éléments – poignées de porte, robinets, plaque de chasse d’eau, barres de maintien, rampes, mobilier, interrupteurs…, – mais restent encore à l’état de promesses ou d’expérimentations.

Deux raisons principales à cet état de fait :

  • D’un côté, le cuivre, d’une efficacité incontestable, n’a pu s’imposer comme une solution universelle à cause de son prix et de la complexité de réalisation de certains éléments.

Les budgets des établissements de santé, les alliages hétérogènes, la sensibilité à l’oxydation et le risque de vol sont autant d’arguments qui ont milité contre l’usage extensif du cuivre.

  • De l’autre côté, un grand vide normatif a favorisé le développement de produits aux revendications inadaptées aux usages dans des conditions normales.

En effet, une immense majorité de ces derniers s’appuie sur une norme créée au départ pour les pansements antiseptiques (ISO-JIZ 22196) et dont le test valide la biocidie dans des conditions très spécifiques : contact forcé à 37°C et 90% d’humidité pendant 24h et en absence de lumière. On est loin des conditions normales d’utilisation d’une poignée de porte dans une clinique ou un hôpital et, cela, les hygiénistes le savent bien. Dès lors, pourquoi acheter un produit dont les qualités antibactériennes n’existent pas au cours d’un usage quotidien ?

De par ce double état de fait, aucune demande soutenue n’a incité les industriels à proposer des produits efficaces.

Demain : une révolution comparable à l’ABS

La France est passée de plus de 13.000 morts/an sur les routes au début des années 1970 à environ 3.500 aujourd’hui. Ceci est le fruit de la combinaison de plusieurs paramètres très divers : la formation, la prévention, la répression, l’amélioration de la résistance des véhicules, l’amélioration du réseau, les progrès des pneumatiques, l’apparition de l’air-bag, les meilleurs phares, l’invention de l’antiblocage et celui de l’antipatinage… Tout ceci a conduit à une division par 4 des morts alors même que le trafic triplait !

La lutte contre la mortalité hospitalière liée aux infections nosocomiales doit connaître les mêmes progrès : la création des CLIN, les campagnes de sensibilisation et de prévention, les progrès des désinfectants et des hautes technologies de désinfection (UV notamment), les traitements des eaux et de l’air, l’invention des gels hydro-alcooliques, etc… ont montré des effets très significatifs. Pourtant, les chiffres stagnent autour de 4.500 mort/an depuis plus d’une décennie…

Des études convergentes montrent que 80% des contaminations croisées passent par les mains. Nous savons nettoyer les surfaces et nous savons désinfecter les mains, mais rien n’a été encore fait pour gérer un élément nettoyé souillé par une main ou une autre chose mal ou pas désinfectée.

Les surfaces antibactériennes, pour les raisons évoquées précédemment, ne font pas encore partie du fonctionnement d’un établissement de Santé.

Pour reprendre la parabole de la sécurité routière : nous avons l’air-bag et un bon résultat au crash test… il nous faut pouvoir freiner correctement désormais.

Une réponse : augmenter la qualité et réduire les prix

Deux cliniques entièrement équipées, dont la toute nouvelle clinique St Jean l’Ermitage de Melun (2018) ; et des partenariats avec nombre d’équipementiers réputés et des constructeurs d’établissements de Santé, voilà ce que nous avons su créer en quatre ans.

Parallèlement un groupe d’industriels et d’experts scientifiques a sollicité L’AFNOR pour trier le bon grain de l’ivraie dans le sujet de l’antibactérien. L’agence de normalisation s’est rapidement saisie de la question et une commission a été créée pour normaliser le sujet des surfaces biocides.

Le texte de la norme passera au stade de l’enquête publique pendant l’été 2018, pour une publication attendue début 2019. La volonté commune est de porter cette norme NF au stade international (ISO), faisant de la France un leader sur cette question. C’est dans cette optique notamment que les autorités sanitaires françaises ont réservé un accueil bienveillant à ce nouveau référentiel normatif, qui permettra à coup sûr une amélioration de l’hygiène dans les établissements de Santé au sens large.

MetalSkin Technologies, qui n’a pas vocation à se substituer aux industriels, propose aujourd’hui à ces derniers d’intégrer le composite MetalSkin medical® dans leurs gammes. La concurrence demain fera que la plus-value du traitement sera tout à fait compatible avec les exigences de prix du marché, autour de 5 à 10%.

 

Article rédigé par notre notre partenaire, contactez Metalskin pour en savoir plus.

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