Les surfaces antibactériennes : généralités

Surfaces antibactériennes

Il existe des multitudes de surfaces antibactériennes. Nous allons tenter de défricher pour vous les grandes catégories et les effets que l’on peut en attendre.

Pourquoi des surfaces antibactériennes ?

Nous connaissons les produits dits « désinfectants », et les usages que l’on en fait pour nettoyer ou même stériliser des sols, des mains, des surfaces diverses… Mais une autre approche pour éviter le développement bactérien consiste à rendre directement les surfaces antibactériennes. Les bactéries se déposant sur ce type de surface vont alors être tuées après contact. Ou bien, la surface va gêner leur adhésion ou leur développement.

Différences entre surfaces biocides et surfaces bactériostatiques :

Il y a deux grandes catégories de surfaces antibactériennes : les surfaces bactéricides, et les surfaces bactériostatiques.
La propriété bactéricide signifie que les bactéries en contact avec la surface vont être tuées par l’action des substances contenues sur ou dans la surface.
Les surfaces bactériostatiques, elles, vont nuire au bon développement et à la multiplication des bactéries, sans forcément les tuer.

Les grandes catégories de surfaces antibactériennes :

Il existe plusieurs substances rentrant dans la composition des surfaces bactéricides :

En premier lieu le triclosan, qui est un antibactérien à large spectre. Il a été beaucoup utilisé depuis plus de 30 ans dans des produits types dentifrices, savons, etc. Il peut également être intégré aux surfaces plastiques et céramiques. Mais il est aujourd’hui dénoncé par la communauté scientifique comme un perturbateur endocrinien.

Les ammoniums quaternaires, biocides très efficaces, peuvent aussi être intégrés aux surfaces, mais sous forme de traitement par « greffage ». Les molécules d’ammonium quaternaire sont attachées aux molécules de la surface et non pas intégrées dans la masse. Le traitement est donc de faible durée de vie et son efficacité s’estompe avec les nettoyages.

Le dioxyde de titane est largement utilisé dans les zones extérieures, car son mode de fonctionnement requiert la présence d’UV. Il agit par photocatalyse sur les espèces organiques, donc, entre autres, les bactéries.

Les nanoparticules métalliques et les ions émis par ces particules sont également des substances pouvant être intégrées dans une surface que l’on désire rendre biocide. Leur principe de fonctionnement est expliqué dans l’article “Les nanoparticules métalliques : des biocides efficaces”.

Il existe également plusieurs types de surfaces bactériostatiques, dont le principe s’appuie sur l’anti adhérence : empêcher les bactéries d’adhérer à la surface afin d’éviter qu’elles s’accrochent et se multiplient pour former un biofilm.

Dans cette catégorie, on retrouve les surfaces très hydrophobes ou à l’inverse très hydrophiles, qui permettent, d’un coup de jet d’eau, de décrocher les bactéries. On obtient cette propriété par des traitements de surface au plasma, par greffage de molécules adéquates ou par nanostructuration.

Il convient enfin de s’intéresser aux surfaces extrêmement lisses, qui retardent naturellement la venue d’un biofilm en limitant au maximum la possibilité d’ancrage des bactéries. Cette solution ne repose sur aucun produit biocide possiblement toxique, ni sur un traitement non durable de la surface, et offre des résultats prouvés.

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