Quantité de bactéries sur vos murs : étude terrain

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Au fil de nos articles publiés sur le blog « Hygiène en Laboratoire », nous avons, à plusieurs reprises, mis l’accent sur le point suivant : l’importance de disposer de murs les plus lisses possibles pour limiter l’accroche bactérienne. « Hygiène en Laboratoire » a réalisé une étude sur la quantité de bactéries présentes selon les surfaces, qui apporte des données chiffrées à ces affirmations.

Quantité de bactéries  : une étude comparative

Dans les environnements à hygiène contrôlée, il est important que les murs soient composés de surfaces les plus lisses possibles, pour limiter l’accroche bactérienne et améliorer les performances des nettoyages. Cette affirmation pleine de bon sens est cependant assez peu prouvée scientifiquement.

Des études ont eu lieu en laboratoire pour comparer différentes surfaces de rugosité croissante, mais il manquait des comparatifs en situation réelle, avec des revêtements couramment posés, pour faire un vrai tour d’horizon des solutions.

Nous avons remédié à ce manque en effectuant une étude « in situ », avec des prélèvements bactériens sur site, pour comparer différents types de revêtements muraux comme la faïence, le panneau isotherme, l’acier inoxydable et les plaques Arclynn, qui sont des plaques en composites d’une surface très lisse. Le PVC a été écarté de l’étude car ses performances sont très basses du fait de sa porosité.

Comment a été réalisée l’étude ?

Nous possédons de nombreux contacts dans l’univers de la cuisine professionnelle, de l’agroalimentaire et des établissements de santé-pharmaceutique, ce qui nous a permis, avec l’accord des entreprises concernées, de réaliser des prélèvements par boite contact sur des surfaces des cuisines en fonctionnement.

Nous avons également réalisé des nettoyages à l’eau stérile afin de pouvoir comparer le nombre de bactéries présentes avant et après nettoyage sur chaque type de surface.
Le nettoyage à l’eau sans produit biocide permet d’avoir une action uniquement « mécanique », et de pouvoir comparer l’adhésion des bactéries selon les surfaces, ce qui est différent d’un nettoyage classique.
Une fois ces boites contact ramenées au laboratoire d’analyse, nous avons pu réaliser des comptages et des statistiques pour obtenir un nombre de bactérie moyen par m² sur les revêtements testés.

Des résultats édifiants

Voici les premiers résultats de l’étude, qui n’a été menée pour l’instant que dans des cuisines professionnelles :

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Dans une première approche, on se concentrera sur la comparaison du nombre de bactéries entre les différents matériaux :

Sur ces graphiques, on peut constater que si l’on compare les différentes surfaces entre elles, les plaques Arclynn sont celles qui possèdent le plus faible nombre de bactéries adhérées à leur surface, que ce soit avant ou après nettoyage. Les panneaux isothermes, la faïence et l’acier inoxydable accumulent donc plus de bactéries, et Arclynn domine largement les quatre matériaux, en proposant une solution qui réduit l’accroche bactérienne.

Seuls les panneaux isothermes s’approchent d’Arclynn avant le nettoyage, mais après, ils sont dix fois plus contaminés que les plaques composites, car ils retiennent plus les bactéries.

Après nettoyage, Arclynn est toujours en tête. cette fois ci, l’acier inoxydable s’approcherait plus des performances des plaques composites, mais le nombre de bactéries avant nettoyage est très élevé, ce qui ne le rend pas très intéressant du point de vue de l’hygiène bactérienne. Dans les deux cas, avant et après nettoyage, Arclynn reste largement en tête.

Cette étude réalisée en conditions réelle apporte donc une première réponse à la question de l’efficacité antibiofilm des surfaces murales. Dans de prochains articles, nous développerons plus précisément la facilité de nettoyage des différentes surfaces, ainsi que l’impact de la rugosité des matériaux sur la prolifération des bactéries.

Pour aller plus loin

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