La DSVA : Désinfection par Voie Aérienne

DSVA : désinfection par voie aérienne

De toutes les techniques de désinfection, la DSVA (désinfection par voie aérienne) est sans doute la plus adaptée aux environnements sensibles que sont les salles propres et les établissements de santé. Dans cet article, nous allons introduire les principes de cette méthode.

LA DSVA : le principe

Il est parfois nécessaire d’effectuer des décontaminations de pièces entières. Par exemple, lorsqu’elles ont été exposées à des agents pathogènes, ou que l’on souhaite s’assurer de l’absence totale de bactéries, levures, et virus dans l’atmosphère. On peut réaliser des décontaminations « au contact » avec des désinfectants classiques. Mais le risque est de ne pas pouvoir atteindre chaque recoin de la pièce. L’intérêt de la DSVA est là. cette méthode repose sur la vaporisation d’un désinfectant dans l’air, pour qu’il vienne se déposer sous forme de vapeur, puis de microgouttelettes, sur toutes les surfaces à l’air. Le problème de cette technique pourrait être le rinçage du désinfectant, c’est pourquoi la substance la plus utilisée est le peroxyde d’hydrogène, aussi connu sous le nom d’eau oxygénée. Ce produit agit très efficacement contre les germes, puis se décompose à l’air pour former de l’eau et du dioxygène, le rinçage est donc inutile.

Le peroxyde d’hydrogène contre les bactéries

Le peroxyde d’hydrogène (de formule chimique H2O2) est un désinfectant à spectre large. C’est-à-dire qu’il est efficace contre la plupart des bactéries. Lors d’une vaporisation de H2O2, on va diviser par un million au minimum (on parle de log 6) le nombre de bactéries présent sur les surfaces.
Son mode d’action contre les bactéries est le suivant. Les molécules de peroxyde d’hydrogène possèdent des radicaux libres, qui agissent sur l’ADN, les protéines, et autres macromolécules présentes dans la structure des bactéries. La destruction de celles-ci entraîne la mort des bactéries.

Les différents moyens d’utiliser la DSVA

On distingue deux techniques : la vaporisation et l’atomisation.
Avec la vaporisation, on utilise du peroxyde d’hydrogène sous forme de gaz; dans une pièce fermée sans présence humaine, à une concentration de 30 à 35% de H2O2 dans le produit utilisé. Cela permet de traiter toutes les surfaces exposées à l’air du local. La vapeur occupe tout l’espace disponible de manière homogène. Le peroxyde d’hydrogène va ensuite se condenser sur les surfaces pour agir.
L’atomisation utilise des solutions de peroxyde d’hydrogène moins concentrées (de l’ordre de 5 à 6%), pulvérisées en une brume très fine, qui atteindra également toutes les surfaces.

La résistance des surfaces à la DSVA

Sur le papier, la désinfection par voie aérienne est la solution idéale. Très efficace, elle atteint toutes les surfaces et permet une absence de résidus toxiques.

Ceci dit, les techniques de DSVA possèdent des inconvénients. Elles sont en général très coûteuses (un appareil coûte au minimum 10 000€). La désinfection nécessite l’absence de présence humaine dans la pièce. Et le peroxyde d’hydrogène est un produit corrosif pour les surfaces. Les radicaux libres du H2O2 viennent oxyder les métaux contenant du fer, et font vieillir prématurément les plastiques.

Ainsi, si vous souhaitez utiliser cette méthode de désinfections dans vos locaux, il vaut mieux s’assurer de la bonne compatibilité entre le peroxyde d’hydrogène et les surfaces (murs, plafonds, sols, ameublement) qui y seront exposées.

 

CONTACTEZ-NOUS POUR EN SAVOIR PLUS :

Envoyez-nous un message
Laissez-nous un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.