Comment détecter des bactéries sur des surfaces ?

Détecter des bactéries

Le principe de la détection des bactéries dans tous types de milieux, repose bien souvent sur le prélèvement puis la culture. Analyser une surface est cependant plus complexe que de détecter des bactéries dans un liquide. Nous allons nous attarder sur les spécificités de la détection de bactéries sur les surfaces.

Comment compter les bactéries :

Les bactéries, du fait de leur très petite taille, ne sont bien sûr pas détectables à l’œil nu. Pour connaitre le nombre de ces microorganismes présents dans un milieu donné (liquides, surfaces, air…), il faut tout d’abord effectuer un prélèvement par divers moyens. On utilise ensuite le principe de la mise en culture : le prélèvement contenant (ou non) des bactéries est étalé sur une gélose nutritive, puis placé en incubation à la température idéale de développement bactérien, pendant un temps donné (souvent 37°C pendant 24h).

Durant ce temps de culture, les bactéries déposées sur la gélose vont se multiplier et former des colonies, qui deviennent alors visibles sous forme de petits dômes sur la gélose. On considère qu’une bactérie prélevée va conduire à une colonie après culture. On peut donc compter les colonies sur la gélose et remonter au nombre initial de bactéries dans le milieu analysé.

Les spécificités du dénombrement bactérien sur les surfaces :

Pour détecter des bactéries dans un liquide, il est aisé de prélever simplement une fraction du produit à analyser et de l’étaler sur une boite de pétri gélosée. Pour les surfaces, il faut une étape supplémentaire pour décoller d’abord les bactéries de leur substrat d’origine. Les deux techniques les plus courantes sont l’écouvillonnage et le prélèvement par boite contact.

Détecter les bactéries par écouvillonnage :

L’écouvillonnage consiste à utiliser un « coton-tige » (appelé écouvillon) pour gratter une zone de la surface à analyser. Les bactéries vont se détacher de leur support pour être capturées par l’écouvillon. Celui-ci est plongé dans un liquide, et agité pour que les germes migrent dans le liquide. Le liquide est étalé sur la gélose nutritive pour être ensuite étuvé et analysé.
Cette méthode est très utilisée dans les zones ou les surfaces ne sont pas planes, car l’écouvillon peut passer partout. Cependant, il est difficile de comparer des prélèvements faits par écouvillonnage, car la zone grattée à chaque prélèvement n’a pas toujours la même surface.

Détecter les bactéries par boite contact :

Le prélèvement par boite contact est très simple et fonctionne parfaitement pour des surfaces planes. Ici, on vient appliquer sur le support à analyser une gélose nutritive légèrement bombée, qui dépasse de sa boite de pétri. En appuyant avec toujours la même force et le même temps d’application sur les surfaces à analyser, on peut obtenir des résultats reproductible. Les boites contact sont ensuite placées en incubation pour un comptage direct à la fin de la culture. Cette méthode rapide est cependant inutilisable sur des surfaces non planes.

 

Ces deux techniques sont très utilisées pour détecter des bactéries dans les milieux à hygiène contrôlée comme les hôpitaux ou les usines agroalimentaires. Simples à mettre en place, elles sont peu onéreuses et faciles à analyser. Cependant elles peuvent être assez imprécises, car le prélèvement dépend beaucoup de l’opérateur. Il existe des méthodes plus pointues que nous abordons dans l’article La détection des bactéries par ATP-métrie, et qui permettent de s’affranchir de l’étape d’incubation, qui rend la lecture des résultats assez longue.

 

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