Qu’est-ce qu’une bactérie ? Les spécificités des cellules bactériennes

Pour lutter contre les bactéries, il est important de les connaître et de comprendre leur fonctionnement. Nous allons aborder ici l’anatomie des cellules bactériennes, et leurs spécificités par rapport aux cellules animales mieux connues.

Que sont les bactéries ?

Les bactéries sont les premières formes de vie apparues sur Terre, il y a des milliards d’années. Ce sont des microorganismes unicellulaires, au même titre que les levures et certains champignons et algues. Avec le temps, elles ont colonisé tous les milieux, même les environnements extrêmes tels que les lacs gelés ou les cheminées hydrothermales, et constituent aujourd’hui 20% de la biomasse terrestre totale.

Chez l’humain, 1012 bactéries colonisent la peau, 1010 bactéries colonisent la bouche et 1014 bactéries habitent dans l’intestin : on compte donc dix fois plus de cellules bactériennes que de cellules humaines dans le corps humain.
Heureusement, la plupart de nos hôtes sont inoffensifs ou même bénéfiques pour l’organisme, aidant à la digestion par exemple. Cependant, de nombreuses espèces pathogènes provoquent des maladies graves telles que le choléra, la peste, la tuberculose, etc. Les combattre nécessite de les connaître pour appréhender leurs points faibles.

Anatomie d’une bactérie

Les bactéries sont des microorganismes unicellulaires “procaryotes”, c’est-à-dire dépourvus de noyau, contrairement à nos propres cellules. Elles sont d’une taille de l’ordre d’un micromètre, un millionième de mètre, et 15 fois plus petites que des cellules animales « eucaryotes », possédant un noyau. Dans les cellules eucaryotes, l’ADN est contenu dans le noyau, tandis que dans les cellules bactériennes il flotte dans le cytoplasme, un milieu liquide retenu par une enveloppe cellulaire et une capsule.

Le cytoplasme contient également les ribosomes, sortes d’usines cellulaires permettant de faire fonctionner la cellule (énergie, reproduction, etc.).
Les bactéries sont classées comme Gram + ou Gram -, selon le type d’enveloppe cellulaire qu’elles possèdent. Cette enveloppe sera plus ou moins perméable aux attaques extérieures.
Enfin, l’enveloppe bactérienne est souvent surmontée de structures protéiques appelées fimbriae ou pili, constituées de fibres de polysaccharides. Ils permettent l’attachement des bactéries aux surfaces.

Les cellules bactériennes, de par leur anatomie, sont donc sensibles à différents biocides, des substances qui peuvent les combattre tout en étant inoffensifs pour les cellules humaines. On peut alors conclure qu’il existe plusieurs moyens de lutter contre les bactéries : les produits biocides, qui vont attaquer celles-ci et les tuer (des désinfectants, ou des surfaces antibactériennes peuvent avoir ces propriétés), ou bien les surfaces qui vont empêcher les bactéries d’adhérer, limitant alors ainsi leur prolifération.

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