Choix des matériaux et critères de tri

Pour le responsable d’un laboratoire ou d’une unité de production, maintenir ses laboratoires et pièces de production conformes plus de dix ans demande de la vigilance dans le choix des matériaux et des composants. Au-delà de la résistance, l’hygiène et le risque bactériologique compliquent ce choix et bien souvent peuvent jouer des tours à son responsable. Il est important de connaitre les performances de chaque matériau et de faire LE bon choix.

Le bon choix des matériaux : une question de paramètres

Le contexte de production est le premier élément à prendre en compte. Sur un même site, d’une pièce à l’autre, il faut parfois adapter ses choix pour un résultat conforme et / ou durable. Faisons un rapide tour d’horizon des paramètres à prendre en compte dans le choix des matériaux de parement mural.

Températures et résistance à la chaleur

Dans les univers agroalimentaires et cuisines pro, dès qu’il y a un four, de la flamme, tous les PVC et autres matières qui « mollissent » à partir de 60° sont à bannir. Les aciers, inox et composites résistent mieux aux chaleurs et pics de chaleur.

Type de matière

Chaque matière comporte des avantages et des inconvénients. Par exemple, certaines matières peuvent être cassantes (PVC et stratifié compact), avec mémoire de forme (acier/inox), peu hygiéniques et fragiles (placo + peinture) ou souples et soudables (PVC souple).

Classement feu

Tous les classements sont présents sur le marché. Il faut au minimum avoir un classement M ou Euroclass. C’est en fonction du type de pièce et de son activité que le maître d’œuvre va déterminer le niveau d’exigence avant qu’il ne soit validé par le bureau de contrôle.

Rugosité de surface, nettoyabilité

Plus la rugosité est élevée, plus le nettoyage sera compliqué, engendrant des risques bactériologiques. Le poids de ce facteur dans le choix du matériau est directement lié aux exigences de la pièce. Suivant sa classification ou l’externalisation du nettoyage, ce critère sera plus ou moins pris en compte.

Résistance aux chocs

Plus il y a d’activité, plus il y a de chocs. Dans certaines unités – bloc opératoires, agro, cuisine pro ou industrie pharma -, les volumes peuvent être très élevés. Les chocs quotidiens répétés sont un véritable casse-tête dans des univers où l’hygiène est souvent fondamentale.

Rigidité et résistance à l’impact

Plus un matériau est rigide, moins il résiste à l’impact. Cela peut aussi dépendre du type de montage. Un montage collé apporte par exemple beaucoup de souplesse. Une fois fendu, le matériau n’est plus conforme, il faut alors voir si le démontage est possible pour la maintenance.

Vieillissement des surfaces

Plus les nettoyages et protocoles de nettoyages sont intensifs, plus le matériau vieillira prématurément s’il n’est pas adapté. Ce qui est beau au premier jour, peut rapidement mal vieillir. Sans parler des classements type Ai6 qui réduisent considérablement le choix.

Accès au laboratoire ou pièce de production 3 jours par an ?

C’est le cas dans certains laboratoires, type ZAC, où le choix initial est très important puisque ces laboratoires sont rarement en arrêt technique. Il y a donc peu d’ouverture pour les maintenances et réparations.

L’effet ciseau des critères de tri

L’effet ciseau, c’est la combinaison de tous ces critères. Certaines combinaisons peuvent être compliquées, voire impossibles. C’est en étant au cœur de l’activité d’une société que le meilleur conseil pourra être donné.

Le cas de mauvais choix des matériaux le plus courant est la faïence posée sur du placo dans les cuisines pro. A partir d’un certain nombre de repas / jour, tout sera à refaire au bout de 36 mois.

Un autre mauvais choix est celui de peintures dans les blocs opératoires. Une solution certes économique, mais qui ne répond pas forcément aux contraintes d’hygiène, même si elles peuvent être assez faibles pour des opérations courtes et répétitives.
Ou l’utilisation du PVC, qui convient dans les réserves et autres pièces « tranquilles » mais n’est pas le bon choix pour beaucoup de pièces de production.

Il est donc particulièrement important de tenir compte du contexte. Si la finance est un critère bloquant, il vaut mieux en faire moins, procéder par tranches et s’assurer d’avoir une solution pérenne. La non qualité a un prix, que peu de laboratoires peuvent s’offrir.

Enfin, gardons en tête que le choix d’un bon matériau ne sert à rien s’il n’est pas associé à une méthode parfaite de mise en œuvre.

 

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